English (UK)Français (FR)

Historique de la production

Depuis le XVIIIe siècle, la cueillette des lavandes sauvages dans les lavanderaies naturelles, situées sur les hautes terres de Provence (800-1500 mètres d’altitude), était réalisée à la main par les bergers et paysans de la région. Avec une demande de plus en plus importante, l’équipe de cueilleurs s’étoffa et se composa de jeunes hommes, de femmes et d’enfants du village. Équipés de  grande faucille et de trousses dites "bourras", les cueilleurs parcouraient la montagne afin de récolter les lavandes présentes à l’état spontané.

historique-sca3p-distillation-huiles-essentielles-provence

À la fin du XIXe siècle, les premières cultures de la lavande apparaissent sur les terres les moins riches à plus basse altitude (600-800 mètres) pour répondre au marché de la parfumerie grassoise.

Entre les années 1920 et 1930, la culture de la lavande atteint son apogée. Les baïassières  (site naturel) traditionnelles surexploitées et peu productives sont progressivement abandonnées.

La réglementation de la cueillette se généralise. Dans le même temps, les plantations se multiplient. Limitées aux mauvaises terres, elles sont associées aux cultures vivrières et à l’élevage. La lavande prend ainsi sa place dans l’économie familiale.

La mise en culture de la lavande est étendue et se couple à l’apparition des premières cultures de lavandin. Son rendement et son coût deviennent intéressants et entraînent le développement rapide des cultures et l’extension des grands domaines contrôlés par les industriels de Grasse ou de Lyon.

La cueillette nécessitait alors une main-d’œuvre saisonnière plus importante venant d’Italie et d’Espagne. La lavande était coupée et entassée en vrac dans des trousses qui étaient pesées le soir puis mis en andains pour séchage avant distillaition. Quant au lavandin, il était lié en bottes et laissé sur le champ pour séchage avant distillation.

Distillation de la lavande et du lavandin par la vapeur

La récolte connaît une grande transformation à partir des années 1950, lorsqu’est mise au point la première machine coupeuse-lieuse de lavande lavandin par le Nyonsais, Félix Esseyric. Dès lors apparaissent les champs aux grandes lignes homogènes ininterrompues et espacées qui permettent le passage de la machine. La mécanisation a permis de réduire les problèmes de main d'oeuvre difficile à trouver mais aussi de diminuer de quelques jours le temps de récolte.

Dans les années 1990, la technique dite du vert broyé est employée. La machine broie sur place dans les lavanderaies les tiges et fleurs, qui sont directement convoyées dans un caisson tracté par la machine. Puis, le caisson, emmené à la distillerie, est recouvert pour être distillée par entraînement à la vapeur d'eau.

En 60 ans les productions de lavandes et de lavandins ont donc subit de profondes mutations, passant d’une économie de cueillette pour la lavande à une industrialisation de la production pour lavandins et lavandes.

C’est cette extraordinaire mutation de la production qui a permis de maintenir ces productions dans un pays développé. Sans elle, lavandins et lavandes auraient vraisemblablement disparu des plateaux secs de Haute Provence. La coopérative SCA3P a été un élément moteur dans cette mutation.

Retour en haut

Contact

SCA3P
Le Vignaou
04150 Simiane La Rotonde - FRANCE
Tel: +33 (0)492 759 312
Fax: +33 (0)492 759 191